08 Mars, une occasion pour les femmes de se rappeler d’où elles viennent et qui elles sont

“Les femmes ont été les opprimées de l’humanité jusqu’à ce que l’humanité elle-même soit libérée de la tyrannie.” – Elizabeth Cady Stanton.

La Journée Internationale des Droits de la Femme est une occasion de célébrer les réalisations des femmes à travers le monde et de sensibiliser le public aux inégalités de genre et aux défis auxquels les femmes sont confrontées. C’est aussi une occasion pour chaque femme de se souvenir d’où elle vient et qu’elle à la force et l’intelligence qu’il faut pour aller là où elle souhaite aller.

Il y’a 100ans La Journée Internationale des Droits de la Femme naissait des mouvements ouvriers et socialistes du début du XXe siècle. La première Journée Internationale des Femmes a été célébrée le 19 mars 1911 dans plusieurs pays d’Europe et a été organisée par la Conférence internationale des femmes socialistes, qui a choisi cette date en hommage à la Commune de Paris de 1871. En 1975, les Nations Unies ont officiellement reconnu le 8 mars comme Journée Internationale des Femmes, une journée pour célébrer les réalisations des femmes et pour rappeler la nécessité de continuer à lutter pour l’égalité des sexes. Depuis son origine dans les mouvements ouvriers, la journée a évolué pour devenir une journée de reconnaissance de la lutte pour l’égalité des sexes et la promotion “des droits des femmes”. Cette journée est célébrée chaque année le 8 mars, depuis plus de 100 ans. Depuis lors, elle est célébrée chaque année à travers le monde, avec des événements, des conférences, des manifestations et d’autres activités pour sensibiliser le public aux enjeux liés aux droits des femmes et à la lutte pour l’égalité des sexes. Elle est l’occasion de rappeler que les femmes continuent de subir des discriminations et des violences à travers le monde, mais aussi de célébrer les progrès réalisés en matière d’égalité des sexes.

Les femmes ont longtemps été considérées comme des citoyens de seconde classe dans de nombreuses sociétés. Dans de nombreux pays, elles ont été privées de leur droit de vote, de leur droit à l’éducation et de leur droit à un travail rémunéré. Les femmes ont également été victimes de violence domestique, de harcèlement sexuel et d’autres formes de discrimination. Le mouvement pour les droits des femmes a commencé à prendre de l’ampleur, lorsque des femmes ont commencé à se regrouper pour revendiquer leurs droits en tant que travailleuses et en tant que citoyennes. Les mouvements suffragistes ont joué un rôle clé dans la lutte pour le droit de vote des femmes. En 1917, les femmes ont obtenu le droit de vote en Russie, et en 1918, les femmes ont obtenu le droit de vote au Royaume-Uni. Depuis cela, les femmes ont obtenu de nombreux droits et ont été reconnues pour leurs réalisations dans tous les domaines de la vie. Mais, les inégalités de genre persistent, même dans les pays les plus développés. Les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes pour le même travail, ont moins d’opportunités de carrière et sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté.

Les femmes sont également plus susceptibles d’être victimes de violence et de harcèlement sexuels. En Afrique, les mutilations génitales féminines et les mariages forcés sont encore pratiqués. Les femmes sont également sous-représentées dans les postes de direction et dans la politique. Les femmes ne représentent que 24 % des membres des parlements nationaux dans le monde, et seulement 10 femmes ont été élues chef d’État ou de gouvernement au cours des cinq dernières années. La Journée Internationale des Droits de la Femme est une journée pour reconnaître les réalisations des femmes et pour souligner la nécessité de continuer à lutter pour l’égalité des sexes.

Cependant, bien que des progrès aient été réalisés au fil des ans, les inégalités de genre persistent dans de nombreux domaines. Pour que les femmes puissent réaliser leur plein potentiel, il est essentiel de promouvoir l’égalité des sexes et de lutter contre toutes les formes de discrimination et de violence à leur encontre. C’est un travail de longue haleine qui nécessite l’engagement de tous les secteurs de la société, mais c’est un travail qui en vaut la peine car il est essentiel que nous vivions dans un monde juste et équitable qui dispose du bon équilibre. Les femmes représentent l’équilibre. Elles ont accompli de grandes choses dans tous les domaines de la vie, de la science et de la technologie aux arts et à la culture et cela doit continuer.

 

“Il est important de se retourner vers le passer si cela nous aide à placer les bases de l’avenir.”

 

Si vous souhaitez élargir vos connaissances sur le sujets, voici une liste de livres et de films à voir ou à lire absolument si cela n’est pas déjà fait :

Films :

  • “Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu pour mériter ça ?” de Philippe Lacôte. (Ce film est une comédie qui explore les inégalités entre les sexes en Côte d’Ivoire, en se concentrant sur les problèmes auxquels les femmes sont confrontées dans leur vie quotidienne.)
  • “Bal poussière” de Henri Duparc. (Ce film met en scène des femmes ivoiriennes qui, malgré les obstacles, cherchent à réaliser leurs rêves et à atteindre l’égalité.)

Livre :

  • “La vie est un marché” de Véronique Tadjo. (Ce livre explore les expériences de femmes ivoiriennes dans différents contextes, notamment en milieu rural et en ville, en examinant les obstacles qu’elles doivent surmonter pour réaliser leur potentiel.)
  • “Le Silence des esprits” de Véronique Tadjo. (Ce livre examine les violences sexuelles et les inégalités de genre en Côte d’Ivoire, en mettant en lumière les expériences de femmes qui ont été victimes de violences et les défis auxquels elles sont confrontées pour obtenir justice et se reconstruire.)

Autres Livres et films qui traitent des droits des femmes et de l’égalité des sexes, produits, réalisés ou écrits par des Africains ou en collaboration, à voir ou lire  absolument :

Livre :

  • “Un chant écarlate” de Mariama Bâ. (Sénégal)
  • “Sous la clarté de la lune” de Maïmouna Jallow (Sénégal)
  • “Les joyaux de la sorcière” de Oyinkan Braithwaite (Nigéria)
  • “L’enfant noir” de Camara Laye (Guinéen)
  • “Mon mari, mon bourreau” de Aya Cissoko (Franco-Malienne)
  • “La saison de l’ombre” de Léonora Miano (Cameroun)
  • “Femme infidèle” de Léonora Miano (Cameroun)
  • “Le baobab fou” de Ken Bugul (Sénégal)
  • “Le Chant des mariées” de Tahar Ben Jelloun (Maroc)

Films :

  • “Moolaadé” de Ousmane Sembène (Sénégal)
  • “Wùlu” de Daouda Coulibaly (Mal)
  • “Félicité” de Alain Gomis (Sénégal)
  • “Rafiki” de Wanuri Kahiu (Kenya)
  • “Aya de Yopougon” de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie (Ivoirienne et Français)
  • “Mère-Bi” de Marie Ka (Sénégal)
  • “La Belle et la Meute” de Kaouther Ben Hania (Tunisie)

Ces œuvres artistiques traitent de différents aspects de la lutte pour l’égalité des sexes, de la lutte pour les droits des femmes et aux difficultés qu’elles rencontrent au quotidien dans des sociétés patriarcales et conservatrices. Chacune de ces œuvres offre une perspective unique sur les enjeux liés aux droits des femmes et peut aider à sensibiliser le public à ces problématiques importantes.

 

 

“…Le féminisme n’est pas un mot que l’on devrait avoir à utiliser. C’est la simple idée que les hommes et les femmes sont égaux en droits.” – Emma Watson”

 

Author

MODAMOI Côte d'Ivoire

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